Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

Caribou des bois, écotype montagnard, population de la Gaspésie

Rangifer tarandus caribou
Woodland caribou, mountain ecotype, Gaspésie population

Fiche descriptive


Rang S : S1
Rang G : G5T1Q
Statut au Québec : menacé, octobre 2009

Le caribou appartient à la famille des Cervidés, au même titre que le cerf de Virginie (Odocoileus virginianus) et l'orignal (Alces americanus). Au Québec, tous les caribous appartiennent à la sous-espèce caribou des bois (Rangifer tarandus caribou) et sont répartis en trois écotypes : toundrique, forestier et montagnard. La population de caribous des bois de la Gaspésie - communément appelé « caribou de la Gaspésie » - est associée à l’écotype montagnard et est isolée des autres populations de caribous du Québec. Bien que la coloration de son pelage soit variable, il est habituellement de couleur brune, tandis que son cou et sa crinière sont d'un ton crème.

Le caribou de la Gaspésie fréquente les hauts sommets des massifs McGerrigle (incluant le mont Jacques-Cartier) et des Chic-Chocs (comprenant les monts Albert et Logan) ainsi que la forêt coniférienne mature avoisinant le parc. Elle constitue aujourd'hui le dernier vestige des populations qui occupaient jadis les provinces maritimes (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse et Île-du-Prince-Édouard) et la Nouvelle-Angleterre (Connecticut, Maine, Massachusetts, New Hampshire, Rhode Island et Vermont). Ailleurs au Québec, le caribou est généralement confiné au nord du 52e parallèle et ne forme que deux autres petites populations isolées plus au sud, dans les secteurs de Val-d'Or, au nord-ouest de Montréal, et dans le parc national des Grands-Jardins, au nord-est de la ville de Québec.

La composition du régime alimentaire du caribou de la Gaspésie varie selon les saisons. En été, il se nourrit principalement de bryophytes, de lichens et d’herbacées. En hiver, les lichens terricoles et arboricoles dominent son régime alimentaire. Les lichens arboricoles, que l’on trouve notamment dans les peuplements matures des hautes altitudes, sont essentiels à la survie du caribou en hiver lorsque les lichens terricoles sont couverts de neige. Le rut et l’accouplement ont lieu à l’automne, de septembre à novembre. La durée de la gestation varie entre sept et huit mois. Entre la fin mai et la mi-juin, les femelles se dispersent dans divers types d’habitat pour donner naissance à leurs faons.

Au début des années 1950, la population de caribous de la Gaspésie comptait de 700 à 1 500 individus. Au cours des années 80, elle était d’environ 250 individus. En octobre 2009, lors du dernier inventaire, la population était estimée à entre 134 et 182 caribous. Les activités humaines, que ce soit la chasse qui s’est poursuivie jusqu'en 1948, la perturbation de son habitat par l'exploitation forestière et minière et le développement de l'agriculture, seraient la principale cause de déclin. Aujourd’hui, la précarité du caribou de la Gaspésie serait principalement attribuable au faible effectif de la population, au faible taux de survie des faons causé par la prédation de l’ours noir (Ursus americanus) et du coyote (Canis latrans) et à l’habitat résiduel restreint.

Le caribou de la Gaspésie fait l'objet d'un suivi au Québec. Des observations sont disponibles au Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ). La majorité de l’habitat du caribou de la Gaspésie est protégé légalement depuis 1993. Un rapport sur la situation du caribou de la Gaspésie, publié en 1996, présente l’espèce et la problématique liée à sa conservation. Un premier plan de rétablissement a été élaboré et mis en œuvre pour la période 1990-1995. De plus, un plan d'aménagement forestier a été produit en 1999 afin de protéger le territoire hors-parc utilisé par le caribou de la Gaspésie. Depuis, un nouveau plan de rétablissement couvrant la période 2002-2012 et une mise à jour du plan d'aménagement forestier ont été publiés respectivement en 2004 et 2007. Les mesures prévues dans le plan de rétablissement sont réparties dans différents volets comme : l’encadrement du dérangement humain, la réduction de la prédation exercée sur les faons par la mise en place d’un programme de contrôle des prédateurs, l’acquisition des connaissances - dont la réalisation d’un inventaire automnale annuel -, la communication, la sensibilisation du public et la protection de l’habitat. Un bilan des activités de rétablissement effectuées pour la sauvegarde du caribou de la Gaspésie sera publié sous peu. Ce bilan dresse un portrait des actions entreprises depuis le début des années 1990 jusqu’à 2009 pour la conservation et le rétablissement du caribous de la Gaspésie.

Documentation complémentaire :

Plan d’aménagement de l’aire du caribou de la Gaspésie (Rangifer tarandus caribou), 2e édition (format PDF, 1,5 Mo)

Plan de rétablissement du caribou de la Gaspésie (2002-2012) (Rangifer tarandus caribou) — Mise à jour (format PDF, 221 ko)

Rapport sur la situation du caribou (Rangifer tarandus caribou) du parc de conservation de la Gaspésie. (Format PDF, 1,4 Mo)

Caribou des bois, écotype montagnard, population de la Gaspésie
 

 

Aire de répartition

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Dernière modification : 2010-06-10
 

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