Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

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Animaux importuns - dommages causés par la faune

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Fiches individuelles d'animaux importuns

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Renard roux
Vulpes vulpes

Renard roux

Chez le renard roux, on distingue en réalité trois variétés différentes de couleur, le roux, le croisé et l’argenté. Cependant, la plupart (90%) sont effectivement roux, bien que tous aient le bout de la queue blanc.
Longueur : de 93 à 120 cm
Hauteur : de 38 à 42 cm

Dommages et indices
 
Dommages
Indices
Prédation sur tous les types de volailles : poulets, canards, dindes, oies, faisans, etc.
 

Généralement, le renard mange d'abord la poitrine et les cuisses. La victime a souvent les doigts retroussés, car le renard tire sur les tendons en s'alimentant. Habituellement, le renard ne s'attaque qu'à un seul individu, mais il arrive qu'il fasse plusieurs victimes. Pour se nourrir des oeufs, le renard les ouvre de façon à pouvoir lécher le contenu.

Pistes : Elles sont alignées comme si l'animal marchait sur un fil.

Prédation sur les jeunes porcs et les petits agneaux.

Transmission de maladies : le renard est une espèce qui peut transmettre la rage au Québec.

Indices à ne pas confondre

Raton laveur
Les volailles ont souvent la tête coupée, la poitrine ouverte et mâchée ainsi que les entrailles consommées. On peut retrouver des morceaux de chair près de l'eau. Les oeufs sont souvent fracturés suivant l'axe le plus long et le matériel du nid est déplacé.

Mouffette
Oeufs ouverts à un bout, les coquilles tournées vers l'intérieur et, occasionnellement, une ou deux volailles abattues.

Vison
Volailles avec des morsures visibles à la base du crâne ou du cou et constituées de paires de canines très rapprochées. Le vison peut tuer plus d'individus qu'il ne peut en consommer et il peut alors empiler les carcasses.

Rôle bénéfique

Le renard roux se nourrit d'un grand nombre de rongeurs tels que souris, rats, marmottes et écureuils. Il est utile pour contrôler les explosions de population, d’ailleurs courantes chez certaines de ces espèces. Il fait aussi l'objet d'une exploitation pour la fourrure.

Particularités

Le renard est un animal très prolifique et opportuniste. Principalement carnivore, il peut cependant s'accommoder d'une grande variété d'abris et de nourriture, ce que lui offre en abondance le milieu agroforestier.

Généralement actif pendant les premières heures de la nuit et tôt le matin, il peut cependant adapter son horaire en fonction des sources de nourriture disponibles. On peut aussi l'observer le jour.

Craintif, méfiant et relativement intelligent, le renard roux est plutôt solitaire et territorial. Cependant, au cours des quelques mois de la saison des amours et de l'élevage des petits, la famille forme le noyau social. La femelle étant mature vers 10 mois, elle aura ensuite une portée par année, composée de 1 à 12 petits, la moyenne étant de 4 ou 5. Les jeunes quittent le terrier vers 4 mois. Il semblerait que la présence des jeunes au terrier soit reliée au comportement importun.

En prévision de l'hiver, le renard peut tuer plus de proies qu'il ne peut en consommer et cache le surplus, un peu de la même façon que les écureuils.

Mise en garde

Toute intervention effectuée à l'endroit des animaux importuns doit être guidée par un souci premier de mise en valeur et de conservation des ressources. Les méthodes visant à éliminer les individus indésirables devraient toujours être considérées de prime abord dans la perspective des récoltes légales, que ce soit par la chasse ou le piégeage (selon les différentes espèces), de même qu'en fonction de l'usage à une fin quelconque du spécimen (peaux, consommation, etc.).

Transmission de maladies

Se méfier et ne pas laisser approcher un renard au comportement inhabituel ou agressif. Ne jamais manipuler une carcasse de renard avec les mains nues.

Méthodes préventives

Prédation sur tous les types de volailles : poulets, canards, dindes, oies, faisans, etc.

Exclusion

Bien fermer toutes les issues des bâtiments.

Encercler les basses-cours d'une clôture en grillage métallique d'une maille d'au moins 8 cm. Le bas de la clôture doit être plié vers l'extérieur (30 cm) et enterré (de 30-90 cm).

Une clôture électrique composée de trois fils situés à 15, 30 et 45 cm du sol est aussi un moyen efficace contre le renard.

On peut aussi combiner les deux dernières méthodes, soit la clôture grillagée et les trois fils métalliques.

Répulsifs

Les répulsifs sonores et visuels (canons, bruits enregistrés, radios, lumières clignotantes, stroboscopes) peuvent ajouter de la protection, mais de façon temporaire seulement. Le renard s'habitue vite à ces dispositifs et il est préférable d'en utiliser plusieurs à la fois et de varier les intervalles.

L'utilisation de chiens représente aussi une méthode efficace. Ils doivent cependant être bien entraînés pour ne pas devenir eux-mêmes déprédateurs.

Habitudes à modifier

Disposer les carcasses d'animaux morts de façon à ce que le renard ne puisse y avoir accès. Au besoin, faire appel à un récupérateur de viandes impropres à la consommation.

Prédation sur les jeunes porcs et les petits agneaux

Mise-bas en enclos ou à l'étable. Protéger les jeunes.

Protéger les animaux au moyen de chiens bergers. Se référer à la section sur les méthodes préventives associées au coyote pour de plus amples informations.

Méthodes de contrôle

Prélèvement au moyen de pièges

C'est presque la seule et unique méthode efficace, pratique et sélective.

Pour ce qui est des pièges à capture vivante, les pièges qui peuvent être utilisés sont le piège à patte coussiné nº 1½ ou nº 2 et le lacet Bélisle. Le piégeage du renard demande cependant une bonne expérience et le piège doit être installé consciencieusement. Il existe plusieurs techniques pour piéger le renard. Faire appel à un trappeur certifié et expérimenté pour éviter d'éduquer les renards aux méthodes de piégeage, car il est plus difficile par la suite de résoudre les problèmes reliés aux problèmes de déprédation. Se référer à la section sur les méthodes de contrôle associées au coyote pour de plus amples informations sur les techniques employées.

Pour les pièges mortels, le collet (câble d'acier 1/16 ou 5/64) est un très bon outil pour capturer efficacement ce petit canidé. L'utilisation d'une virole et de barrures efficaces (Cam Lock, Slim Lock, Amberg Lock avec ressort de compression) assureront une mise à mort rapide. L'installation d'un dispositif de libération (Breakaway Device, S-Hook Bad 300) sur le collet est une alternative pour éviter de capturer par les pattes des cerfs de Virginie et des orignaux.

Pour une description des techniques de piégeage, consulter le manuel intitulé « Piégeage et gestion des animaux à fourrure » distribué par la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec (www.ftgq.qc.ca). Il est préférable de faire appel aux services d’un trappeur professionnel.

Capture et relocalisation

Il est fortement déconseillé de relocaliser les renards. Chaque déplacement comporte un risque d’introduire de nouvelles maladies compte tenu des dangers de dispersion du virus de la rage et des risques de récidive des individus causant les problèmes. De plus, il est à peu près impossible de capturer un renard adulte dans une cage. C’est un animal très méfiant et rusé. Pour augmenter les chances de succès, mieux vaut faire appel à un spécialiste.

Prélèvement au moyen d'une arme à feu

Méthode généralement peu efficace et nécessitant beaucoup de temps, mais qui demeure néanmoins possible avec des calibres « varmint » (223, 22-250, 243). L'utilisation de l'appel de détresse d'un lièvre permet de faire sortir à découvert ce petit prédateur. Il faut s'assurer au préalable d'un bon poste d'affût et de contrôler les odeurs qui peuvent compromettre le succès du chasseur. Lorsqu'un renard présente des signes évidents de rage, l'utilisation d'un fusil de calibre 12 avec de la grenaille BB ou d'un calibre 22 (long rifle) permet d'éliminer les animaux malades à courte distance (30 mètres). On doit toutefois éviter de viser l'animal à la tête, le cerveau devant être conservé pour fins d'analyses.

Pour en savoir plus

Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec. 1992. Perfectionnement des trappeurs. Piégeage et gestion des canidés - Techniques - Cahier no 4.

PRESCOTT, J. et P. RICHARD. 1996. Mammifères du Québec et de l'Est du Canada. Guide nature Quintin, Waterloo. 399 p.

Dernière modification : 2011-01-07





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