Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

Animaux importuns - dommages causés par la faune

Animaux importuns - dommages causés par la faune

Accueil
Portail Quebec

Solutions aux dommages causés par la faune

Les méthodes préventives

Ces méthodes agissent sur le milieu ou sur l’animal. Les méthodes préventives ont plusieurs avantages :

  • elles peuvent être utilisées avant que l’animal ne cause des dommages;
  • elles s’appliquent à plusieurs animaux à la fois;
  • elles empêchent le développement du comportement nuisible.

Ce dernier point est très important. Il est reconnu qu'un animal qui a développé de mauvaises habitudes devient beaucoup plus difficile à contrôler que celui qui a conservé ses « bonnes manières ». En contrepartie, ces méthodes ne prélèvent pas l’animal qui peut se déplacer et causer à nouveau des dommages.

Modification de nos habitudes

Changez vos habitudes est parfois suffisant pour régler le problème. Par exemple, en utilisant des contenants appropriés pour disposer des déchets, vous empêchez les ratons laveurs de piller les poubelles.

L’exclusion

Placez des obstacles pour empêcher le passage d’un animal, posez des clôtures au champ, installez du grillage autour des arbres ou bien calfeutrez les entrées d’un bâtiment.

Modification du milieu

Modifiez le milieu naturel de l’animal de façon à favoriser la venue de ses prédateurs ou, encore, exécutez des travaux qui le désavantagent. En fait, on cherche à éloigner l’animal en changeant les conditions du milieu. Il faut faire en sorte que votre terrain ne présente plus aucun intérêt pour lui.

Répulsion

Repoussez l’animal en utilisant des répulsifs. Ce sont des produits qui font appel aux sens de l’animal. Il y a des répulsifs visuels (épouvantails), sonores (canon au propane), odoriférants (naphtalène) et gustatifs (thirame).

 

Les méthodes de contrôle

Si les moyens de prévention se sont avérés inefficaces, vous passez alors aux méthodes de contrôle, c’est-à-dire au prélèvement. Prélever un animal implique généralement sa mise à mort. Les méthodes de contrôle devraient être utilisées sous toute réserve. Elles ont cependant des avantages à considérer :

  • elles empêchent le déplacement de l’animal vers d’autres lieux;
  • elles permettent une mise en valeur de la faune lors de la saison de chasse et de piégeage pour la venaison et la fourrure.

 

Les méthodes de contrôle proposées sont les suivantes :

La chasse et le piégeage en saison

Vous devriez d’abord tenter de favoriser la chasse et le piégeage des espèces reconnues comme gibier ou animal à fourrure lors des périodes réglementaires. Vous exercez alors une activité de mise en valeur de la faune qui contribue, par la même occasion, à diminuer les problèmes que vous causent ces animaux. On peut ainsi qualifier la chasse et le piégeage, en saison, de méthodes de prélèvement préventives.

Prélèvement au moyen d’un piège mortel ou d’une arme à feu

Selon la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune, lorsqu’un animal ne peut être effarouché ou qu’il est impossible de l’empêcher de nuire, vous pouvez le capturer à l’aide de pièges ou l’abattre même en dehors des saisons réglementaires de piégeage et de chasse. Il n’est pas nécessaire d’obtenir d’autorisations pour ce faire. Vous devrez cependant déclarer à un agent de protection de la faune les animaux faisant partie de la liste des animaux à déclaration obligatoire et les lui remettre s’il l’exige. Cette liste comprends les animaux suivants : boeuf musqué, carcajou, caribou, cerf de Virginie, couguar, coyote et ses hybrides, loup et ses hybrides, lynx du Canada, lynx roux, opossum d'Amérique, orignal, ours blanc, ours noir, renard gris, et tous les oiseaux de proie diurnes et nocturnes.

Capture et relocalisation

La capture vivante à l’aide de cage requiert une certaine expérience. Il est fortement conseillé de faire appel à des spécialistes plutôt que de tenter de manipuler vous-même un animal sauvage. L’animal est ensuite déplacé et libéré plus loin. Assurez-vous que l’animal n’est pas une femelle en gestation ou qui allaite ses petits. Dans un tel cas, il est préférable d’attendre la fin de la période d’allaitement avant d’intervenir.

La relocalisation ou le déplacement d’un animal peut contribuer à perpétuer le comportement nuisible de l’animal dans un autre milieu. Ceci peut être d’autant plus problématique si l’animal se montre agressif envers les personnes. De plus, l’animal déplacé peut être porteur de maladies et ainsi représenter un risque pour la santé de la faune locale et des humains. Il faut donc soigneusement choisir l’endroit où l’animal sera libéré afin d’éviter la reprise des problèmes dans une autre région.

L’empoisonnement

Cette méthode devrait être utilisée en dernier recours seulement et après avoir appliqué les autres moyens de contrôle. Assurez-vous de respecter toutes les mesures de sécurité nécessaires lors de la manipulation. Les produits chimiques employés sont réglementés et certains ne peuvent être utilisés que par des firmes de contrôle d’animaux nuisibles accréditées.

 





Gouvernement du Quebec © Gouvernement du Quebec, 2007