Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

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Animaux importuns - dommages causés par la faune

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Fiches individuelles d'animaux importuns

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Belette à longue queue
(Mustela frenata)

Belette à longue queue

La belette à longue queue est un petit carnivore au corps fuselé et mince. Elle possède de petites oreilles rondes, de courtes pattes et une longue queue. L'été, le pelage est d'une couleur variant du brun au brun cannelle sur le dos et les flancs, et blanchâtre sur l'abdomen. L'hiver, le pelage est entièrement blanc à l'exception de quelques poils noirs sur le bout de la queue.
Longueur du corps :  de 28 à 47 cm.
Longueur de la queue :  de 40 à 70 % de la longueur totale (tête et corps).

Hermine
((Mustela erminea)

Hermine

L'hermine est un peu plus petite que la belette à longue queue. L'été, son pelage est brun foncé et la face interne des pattes est blanc crème. L'hiver, son pelage est entièrement blanc à l'exception du bout de la queue qui est noir.
Longueur du corps : de 22 à 33 cm.
Longueur de la queue : de 30 à 45 % de la longueur totale (tête et corps).

Dommages et indices
 
Dommages
Indices

Prédation sur la volaille

La belette à longue queue et l'hermine peuvent s'introduire dans les poulaillers la nuit.

Morsure à la base du crâne ou de la nuque. Elles mangent généralement la tête.

Prédation sur les œufs

 

Marques de dents semblables à des paires de petites piqûres, bords mastiqués par de fines dents.

Prédation sur les oiseaux de basse-cour

Les oiseaux de basse-cour laissés sans surveillance, la nuit, dans un enclos ou en liberté, peuvent être blessés ou tués.

Morsure à la base du crâne ou de la nuque.

Indices à ne pas confondre

Lorsque la prédation est l’œuvre d’un rat, on observe que différentes parties du corps de la proie ont été arrachées, traînées et dissimulées.

Rôle bénéfique

Ces petits carnivores consomment des quantités très importantes de rats et de petits rongeurs qui ont, eux, des impacts négatifs sur les volailles (rats) et les cultures (campagnols, etc.). Enfin, ces espèces sont aussi recherchées pour leur fourrure.

Particularités

La belette à longue queue et l'hermine sont des carnivores dont la diète est composée en majeure partie de petits mammifères, surtout des rongeurs. Leur diète comprend aussi des insectes, des oiseaux et des œufs. Souvent, la prédation de ces animaux sur la volaille ne se fait sentir que lorsque les populations de rats ou de petits rongeurs ont diminué.

La belette à longue queue et l’hermine lèchent le sang qui s’écoule des plaies, ce qui explique que l'on ait longtemps cru qu’elles suçaient le sang de leurs victimes.

Lorsque la belette à longue queue ou l'hermine trouvent une source de nourriture abondante, il peut arriver qu'elles tuent plus de proies que nécessaire pour leur alimentation. Elles peuvent alors cacher le surplus pour consommation ultérieure, de la même façon que le font les écureuils.

La belette à longue queue et l'hermine ont besoin d'une source constante d'eau et s'établissent donc à proximité de celle-ci. La belette à longue queue se retrouve dans une répartition géographique très étendue en Amérique du Nord, vivant dans pratiquement tous les types de milieux, sauf le désert.

Dans les régions où ces deux espèces sont présentes, par exemple dans le sud du Québec, on retrouve généralement la belette à longue queue dans les milieux plus ouverts, tandis que l'hermine est surtout associée aux milieux forestiers ou humides.

Bien que ces bêtes soient généralement nocturnes, elles sont souvent actives jour et nuit et tout au long de l'année. L'hiver, elles se déplacent sous la neige lorsque la température chute.

Quoi faire?

MISE EN GARDE

Toute intervention effectuée à l’égard des animaux importuns doit être guidée par un souci premier de mise en valeur et de conservation des ressources. Les méthodes visant à éliminer les individus indésirables devraient toujours être considérées dans la perspective des récoltes légales, que ce soit par la chasse ou le piégeage selon les différentes espèces, de même qu’en fonction de l’usage à une fin quelconque du spécimen (fourrure, consommation, etc.)

Méthodes préventives

Exclusion

À long terme ou lorsque les dommages sont relativement importants, l'exclusion représente habituellement la meilleure solution.

Boucher toutes les ouvertures de plus de 2,5 cm au moyen d'un grillage métallique dont la maille est de 1,3 cm ou moins, ou au moyen de tout autre matériau (feuilles de métal, bois, etc.).

Méthodes de contrôle 

Important : tous les contrôles doivent être effectués tôt au printemps et être répétés à quelques reprises durant l'été. Il est préférable de fermer les terriers des animaux éliminés pour éviter la relocalisation par immigration.

Capture et relocalisation 

Il est fortement déconseillé de relocaliser les petits mammifères loin de leur lieu de capture. Chaque déplacement comporte un risque d’introduire de nouvelles maladies ou de nouveaux parasites dans la région. Si les méthodes d’exclusion n’ont pas été exécutées avant la capture de l’animal, ce n’est qu’une question de temps pour qu’un autre animal ne vienne prendre la place de l’animal déplacé. Si tout a été expérimenté et que le tout n’a donné aucun résultat, la capture peut être envisagée. Cependant, cette méthode nécessite une bonne expérience, ainsi que beaucoup de temps et d'effort car ce sont des animaux rusés et méfiants. Il faut finalement bien choisir le lieu de relocalisation afin d'éviter que le problème ne se répète ailleurs.

Appât : Lièvre, écureuil, castor (capturé en saison).

Leurre : Musc de belette.

Prélèvement au moyen d'un piège mortel

Cette méthode très efficace n'est pas conseillée lorsqu'il y a des risques que des personnes non informées manipulent ces pièges ou que des animaux domestiques soient capturés. Par contre, pour être plus sélectifs, les pièges en X de dimensions 13 cm par 13 cm (nº 120) pour les jeunes, ou 18 cm par 18 cm (nº 220) pour les adultes, sont efficaces lorsque placés à l'entrée du terrier. Ils peuvent également être installés avec une carotte servant d'appât, celle-ci étant enfourchée dans les broches métalliques de la détente.

Mentionnons que ce sont des animaux curieux et assez faciles à attraper au moyen de pièges dissimulés. Par exemple, on peut aussi utiliser une boîte retournée placée sous des bâtiments, le long d'une clôture ou encore, une boîte de conserve (grand format) ouverte à une extrémité et fixée à un arbre.

Pièges : en X nº 120 et trappe à rat.

Pour en savoir plus

Banfield, A.W.F. 1977. Les mammifères du Canada. 2e édition. Les Presses de l’Université Laval et University of Toronto Press. Ste-Foy. 406 p.

Ministère de l’Environnement et de la Faune, 1998. 4e édition. Piégeage et gestion des animaux à fourrure : cours menant au certificat du piégeur dans le cadre du Programme d'éducation en sécurité et en conservation de la faune.

Prescott, J. et P. Richard. 1996. Mammifères du Québec et de l’est du Canada. Éditions Michel Quintin. Waterloo. 399 p.

Dernière modification : 2008-09-09





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